Chapiitre 15Les retrouvaiillesChapiitre 15

Chapiitre 15Les retrouvaiillesChapiitre 15
Je fis un large sourire et sortis de la voiture, je lui tendis mes 10 euros :
- J'en ai pas besoin, ça m'a fait plaisir de rencontrer une personne comme vous :)
- Non, franchement prenez-les, je vais retrouver mon copain, je rentrerai avec lui, mais prenez cela...Au moins cela !
Il prit l'argent, enclencha le moteur et partit, sortant sa main par le carreau pour me faire signe

Je rentrai dans le centre et arrivai à l'accueil:
- Bonjour Madame, je suis la propriétaire de K-dance Dream du Haras des Cerisiers, une petite pouliche qui vient de Belgique. Où puis-je la trouver ?
- Il me faudrait d'abord votre carte d'identité
- La voilà.
- Merci, Comment vous appelez-vous ?
- Eva Doniers
- Je garde votre carte et vous pouvez y aller, troisième couloir à droite, box numéro 15
- Merci

Je m'avançai dans le sombre couloir et m'arrêtai lorsque j'entendis la voix énervée de Grégoire :
<< Comment ça ? Elle est partie de l'hôpital ... Mais vous ne surveillez pas ou quoi ? Et bien appelez ses parents ... et ..>>
- Je suis là Grégoire !
<< Non n'appelez personne , heu ... ça ira , je vais les prévenir moi-même ... Au revoir >>
- Qu'est-ce que tu fais ici ! tu devrais être allongée dans ton lit d'hôpital !! Eva je ne rigole pas avec ça ! Tu n'aurais pas dû te lever !
- Ok ,ok je rentre !
- Ben non, maintenant reste ici ! Je suis content de te voir
Il m'étreignit fortement et je laissai partir un soupir de douleur. Il s'écarta brusquement , m'interrogeant du regard :
- Tu as encore mal, n'est-ce pas ?
- Heu ..., je baissai le regard, ... Oui
Il souleva la chemise et vit avec effroi que sous le bandage, ma peau avait une couleur bleuâtre.
Il me regarda d'un air très furieux et je n'osai rien dire
Je regardai à côté et je vis le boxe 13 , 14 et enfin 15
J'accourus à la porte, je l'ouvris doucement et je remarquai que le box était vide
- Où est-elle ?
- K-dance est avec le vétérinaire, il aura fini dans quelques minutes. Maintenant viens t'asseoir et raconte-moi comment t'es arrivée jusqu'ici ?

Après avoir expliqué tout mon trajet en train, à pied et en taxi, Grégoire ouvrit de grands yeux :
- Tu as fait tout cela dans ton état ?
J'acquiesçai de la tête et il me prit dans ses bras.
- Je suis rassuré qu'il ne te soit rien arrivé . Il faudrait que tu appelles tes parents à présent
- Oui, oui, je le ...
Les pas d'un cheval raisonnaient dans le couloir, je relevai le menton et regardai dans cette direction.
Un homme tenait K-dance à la longe mais à la vue de ma si jolie pouliche, j'eus un choc !
La si belle K-dance auparavant, avait maintenant des plaques sans poils sur presque la moitié du corps, elle boitait fortement
- Ne la regarde pas de cet air ! C'est toujours K-dance, elle va récupérer très vite et les vétérinaires ont décidé de la laisser partir déjà dans 3 jours
Elle ne sera restée que 7 jours à l'hôpital ... Va la voir à présent.

Je m'avançai vers elle, la caressai le long de l'encolure, elle avait l'air triste,tellement triste
- Dites Monsieur, puis-je aller me promener dans le parc devant le centre avec ma jument ?
- Bien sûr, cela lui remontera un peu le moral, m'expliqua l'homme.
Je pris la longe et m'en allai dans la direction du parc, K-dance s'éprit d'une joie pour jouer avec un papillon et grignoter une fleur

Après une petite heure de détente je rentrai avec K-dance dans le centre et je retrouvai Grégoire
- Et si on partait déjeuner ? me lança-t-il
- Je t'avoue que j'aimerais m'allonger une petite heure ...
- Bien sur ! J'ai loué une chambre d'hôtel. On va rentrer.
On monta dans la voiture et j'eus du mal à trouver une place correcte qui ne me faisait pas mal.
- Tu vas aller t'allongér et rester allongée, cette fois ci !
- Oui j'y compte bien, j'ai eu assez mal comme ça !

Lorsque Grégoire ouvrit la porte de la chambre, je ne tenais plus debout. Il me porta pour que je ne m'effondre pas au sol.
Je me couchai sous la couette et m'endormit à l'aide d'un somnifère
Quelques heures plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit et je vis Grégoire avec une femme
-Voilà, elle est là, ça fait 6 heures qu'elle dort et je pense qu'elle a de la fièvre.
La femme se pencha sur moi et parlait avec Grégoire
D'après ce que j'avais compris, le voyage était trop dur pour que mes côtes restent en place et il est possible qu'elles aient bougé, de là proviendrait la fièvre
Pas besoin d'aller à l'hôpital mais je devais obligatoirement rester allongée pendant 1 voire 2 semaines ...
L'infirmière me mit de la crème, un nouveau bandage et me fit une piqûre pour la température .
Je me rendormis complètement assommée par tout ce voyage.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 14:25

Modifié le jeudi 13 novembre 2008 06:57

Chapiitre 16 La lettre surpriiseChapiitre 16

Chapiitre 16  La lettre surpriiseChapiitre 16
Lorsque j'ouvris les yeux, impossible de me relever !
Grégoire prenait une douche et l'horloge affichait 9h00. Mais quel jour était-il ?
J'attendis calmement que Grégoire eut fini et lorsqu'il apparut dans la chambre, il me fit un long sourire.
- Je suis content de te voir avec une plus belle mine !
- Je crois que je me suis bien reposée ... Quelqu'un est venu ? Quel jour on est ?
- Alors... nous sommes mardi 11 juillet et tu dors depuis samedi soir !
Une infirmière est passée vérifier ton état de santé à ma demande. Si tu n'as pas entendu, tu dois rester allongée minimum 2 semaines.
- Ha ça c'est pas possible ! m'exclamai-je
- Ben si justement, elle a fait en sorte qu'avec ce bandage tu ne puisses pas te relever pour t'asseoir !
- Bande de sadiques !
Grégoire éclata de rire.
- Je crois que c'était la seule solution pour que tu restes une bonne fois pour toute allongée.
Ha oui ! tes parents arrivent d'une minute à l'autre

Ma figure prit tout à coup un air moins enthousiaste
- T'inquiète pas je leur ai expliqué, ils sont un peu fâchés mais rassurés que tu n'aies rien.
- Je peux avoir quelque chose à manger s'il te plait ?
- Bien sur, je reviens...
Grégoire revint du petit restaurant avec un plat de pâtes bolognaises à la main, mon plat préféré :
- Qu'est-ce que je vais leur raconter à mes parents ? dis-je très embêtée
- Et bien tu n'auras qu'à expliquer que tu ne pouvais pas te passer de moi et qu'il fallait absolument que tu me retrouves à Lyon
Sur ces mots j'éclatai de rire !
- C'est une blague, non mais arrête de me faire rire, ça me fait mal.
- Ha oui tiens ! Tu dois prendre ça à chaque repas
- C'est quoi ?
- Hé t'inquiète pas, je n'y gagnerai rien à t'empoisonner.

- Qui c'est qui va empoisonner qui, ici ?
La tête de maman apparut dans l'encadrement de la porte. Elle et mon père rentrèrent dans la chambre et vinrent s'asseoir sur le bord du lit :
- Comment va ma petite princesse adorée ? s'exclama mon père
- Ça peut aller :) Merci
- Décidément, je crois que tu n'aimes pas les hôpitaux !
- Oui mais là, j'en paie le prix.
- Ah enfin une bonne prise de conscience.
Mes parents décidèrent avec Grégoire de m'expliquer tout l'accident en détail, mais aussi ce qui allait se passer pour K-dance ...
Tout à coup, une question me vint à l'esprit
- Maman, papa ... Je sais que vous vouliez que je continue mes études, mais j'en ai marre, je ne me vois pas entamer à nouveau plusieurs années d'études, je ne me vois pas travailler dur encore quelques années ...
Je crois que les études ne sont pas faites pour moi, je n'y arriverai jamais de toute façon !
Mon père sortit une lettre de sa poche et me la tendit
- Pourtant, tu as été acceptée sans problème à cette université. Tu es sûre de ne pas vouloir y aller ?

Sur la lettre je pouvais lire :

Ecole Nationale d'Equitation - Le Cadre Noir de Saumur.

Chère Mademoiselle Doniers,
Nous avons fortement étudié vos résultats et nous pouvons sans aucun doute vous autoriser l'entrée dans notre école .
Vos parents nous ont expliqué le changement qui aura lieu au milieu de vos deux années et c'est avec plaisir que nous accepterons de travailler avec deux chevaux différents.
En attendant de vous voir pour notre premier entretien, nous vous souhaitons un bon rétablissement à vous et à votre jument ...

Bien à vous

Directeur national de l'école

Est-ce possible ? Pincez-moi si je rêve. Cependant, je me posai une question, me retournant vers ma maman :
- De quel changement veut-il parler ? Et de toute façon je dois attendre que K-dance soit débourée pour y aller, non ?
- Si exactement, sauf qu'en fait, tu rentreras le 25 septembre dans leur école avec Joyau du Rouet, son propriétaire paye tes frais pour une année à cette école car cela lui permettra que sa jument soit parfaitement préparée avec toi pour les concours de haut niveau, ensuite, lorsque K-dance aura deux ans et demi, elle te rejoindra à l'école et tu pourras alors la débourrer avec l'aide de professionnels tout en continuant à monter Joyau.
Quand K-dance pourra commencer parfaitement à faire les cours, Joyau rentrera et commencera sa carrière avec son propriétaire.
Cela répond-il à tes questions ?
- Je crois ne plus avoir de questions, dis-je les larmes aux yeux.
- Bon et si on fêtait cela au restaurant, lança mon père
Lorsque je tentai de me relever, impossible. Je regardai Grégoire embêtée...
- Tout va bien ma chérie ? me questionna maman
- Oui ne vous inquiétez pas, répliqua Grégoire, on se prépare et on vous rejoint en bas !

Mes parents sortirent de la chambre.
- Tu ne leur as pas tout dit, n'est-ce pas ?
- Tu crois franchement que ça valait la peine, allez viens je vais t'aider à te relever !
Essaie d'aller prendre une douche, tes parents ont pendu ta robe pour sortir dans la salle de bain. Tes chaussures sont aussi là bas, moi je t'attends ici.

- Grégoire, viens m'aider s'il te plait, j'arrive pas à zipper la tirette de la robe.
En effet le bandage m'empêchait de fermer la fermeture éclair de ma longue robe bleue.
Après avoir fermé la tirette et avant de sortir, Grégoire me donna un léger bisou et murmura doucement : << Tu es splendide >>.
Seule dans la salle de bain, je me surpris devant le miroir de rougir.

Mon père leva la main à la vue d'un premier serveur et lui demanda une bouteille de champagne pour fêter tous les bons évènements, mis à part l'incendie ...

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 07:13

Modifié le lundi 10 novembre 2008 02:26

Chapiitre 17 Le retour tant attenduChapiitre 17

Chapiitre 17 Le retour tant attenduChapiitre 17
Tout au long du repas plus que copieux, Grégoire me lançait des regards qui posaient beaucoup de questions.
En effet, je crois que mon visage commençait à être marqué par la douleur, c'est à peine si je tenais en place 2 minutes.
Au dernier regard de Grégoire, je lui fis signe négativement de la tête. Il prit ma main sous la table, me la serrant pour me donner un peu de courage.
Ma maman s'absenta pour aller aux toilettes et mon père pour vérifier s'il avait fermé la voiture.
- Ça va, tu tiens le coup ?
- Non j'en peux plus, Grégoire, il faudrait peut-être qu'on leur dise, non ?
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, mais je vais trouver une solution. Tiens, prends ton médicament.
Ce n'est toujours pas du poison, me lança-t-il en ricanant.

Mon père revint et Grégoire s'excusa tout simplement que j'étais fatiguée et qu'il valait mieux que j'aille me reposer, mon père me fit la bise sur le front.
- Tu n'aurais pas un peu de fièvre, toi ? s'exclama-t-il
- Peut-être un peu, dis-je timidement, cela doit être dû au long voyage.
- Allez, bonne nuit, je l'expliquerai à ta mère ... Tu sais Eva, je ne suis pas aveugle, pendant toute la soirée tu devais sûrement avoir mal aux côtes, je crois que ça ne va pas mieux, n'est-ce pas ?
Je baissai la tête et Grégoire n'hésita pas à m'aider pour me relever. Mon père me refit une bise sur le front:
- Soigne-toi bien ma chérie, je ne dirai rien à ta mère, mais tu dois arrêter de rigoler avec ton état de santé, on ne joue pas avec ça ! N'oublie pas de reprendre ta lettre avant de partir, lança-t-il en souriant .

-Dis Grégoire, si je dors depuis samedi, cela fait bien 4 jours, non ?
- Si, pourquoi ?
- K-dance sortait aujourd'hui, non ?
- Tes parents ont amené le van aujourd'hui, on a retardé sa sortie de 3 jours, le temps que tu récupères avant le voyage. On repart donc pour la Belgique demain vers midi.
Mes yeux se fermaient doucement, j'étais si bien dans ses bras. Pourvu que la nuit soit longue!

Quelqu'un frappa doucement à la porte de la chambre, Grégoire se leva de ce pas, enfila son peignoir et ouvrit.
J'entendis la voix de mon père derrière la porte. Grégoire ferma la porte et vint me réveiller doucement.
- Allez, va te préparer, deux personnes t'attendent en bas, on part dans 10 minutes. On a fait la grasse matinée, on est un peu à la bourre maintenant :) ,expliqua Grégoire.
Je me levai, partis prendre ma douche et grignotai un croissant en sortant de la salle de bain.
- Décidément, si on continue comme ça, je ne risque pas de faire mes deux semaines allongée.
- Oui je suis au courant mais tu rattraperas ça à la maison .
- Gé...nial !
On descendit les escaliers, Grégoire portait les valises et mes parents nous emboitaient le pas.
Je poussai la lourde porte de l'hôtel et une créature toute poilue me sauta au visage !
- Utopie !! Mais que fais-tu ici !
- Parce que tu ne croyais quand même pas qu'on allait le laisser saccager le reste des écuries seul, peut-être ? s'écria maman.
Des bruits lourds provenaient du van tiré par la 4x4 de mes parents.
- K-dance est là ? Je m'approchai timidement du van, ouvrant la petite fenêtre.
- Hooo ma jolie, t'es prête pour rentrer à la maison ! On y sera tellement mieux !
- Tout le monde à bord ! On embarque ... s'exclama gentillement mon père.
- Je prends ma voiture, rappela Grégoire.
- Je viens avec toi ! lui dis-je
- Heu ... Tu ne veux pas plutôt rentrer avec K-dance ?
- Non ! je veux lui parler lorsqu'on sera en route ... Il y a un problème ?
Grégoire regarda mes parents embarrassé, mon père lui répondit par un signe de la tête.
- Il y a un problème ? m'exclamai-je.
- Non, il n'y en pas, répliqua mon père, bonne route !

On rentra dans la voiture de Grégoire, il me regarda et me jeta :
- Ta ceinture !
- Ok , ok , j'ai compris ... Je la mets !
- Je ne voulais pas te parler méchamment, excuse-moi ...
- C'est pas grave, c'est l'accident, n'est-ce pas ?
Grégoire acquiesça de la tête
- Hoo mais t'en fais pas, je t'ai dit que je ne t'en voulais pas du tout ! On aura qu'à rouler encore plus prudemment ... Je t'aiderai à garder le cap, lui dis-je en rigolant .

Il tourna la clé et je cliquai sur le bouton de la radio, je montai le volume quand tout à coup, Grégoire tourna le bouton et la radio se tut.
Après 5 bonnes heures de route, Grégoire me réveilla:
- Qui c'est qui devait m'aider à garder le cap ??
- Arrête de rire ! Je suis fatiguée moi.
Sur ces mots, on rigolait comme des patates dans la voiture.
- Pourquoi on est à l'arrêt ?
- Parce que tes parents se sont arrêtés, je crois que K-dance commence à s'énerver. Il nous reste 4 bonnes heures, on va moins vite à cause du van.
Grégoire sortit de la voiture à la rencontre de mon père, il revint enthousiaste et m'expliqua que j'avais le temps de sortir dégourdir les jambes de K-dance.
Le trafic était presque nul et on avait bien avancé !
Mon père descendit K-dance du van et j'allai marcher avec elle dans la petite aire de repos.
- Ne la laisse pas manger aux abords de la route ! Cela ne doit pas être bon, rentre dans le petit bois, répliqua papa

Lorsqu'on reprit la route, Grégoire prit la tête et se mit à rouler à une vitesse normale.
- On ne suit plus le van ?
- Non, ton père préfère qu'on soit les premiers pour lui préparer le paddock et un box fraichement paillé, expliqua Grégoire
- Ok !
- Non mais toi tu fileras dans ta chambre, t'allonger !
- Évidemment, fis-je en boudant...Et ça te fait rire, en plus !

La pluie s'abattit sur le par-brise.
- Ça y est ! on a passé la frontière, on est en Belgique, soupira Grégoire
- Bonjour le magnifique temps !!





# Posté le samedi 01 novembre 2008 05:24

Modifié le lundi 10 novembre 2008 02:32

Chapiitre 18Le mystériieux cavaliierChapiitre 18

Chapiitre 18Le mystériieux cavaliierChapiitre 18
En sursaut, je me réveillai avec une de ces crampes au thorax. Avec une impression horrible qu'on avait dû s'assoir sur ma poitrine. A ma grande surprise, j'étais dans ma chambre ... Celle du Haras des Cerisiers, c'était si bon d'être chez soi ...
Grégoire arriva en courant, à mon avis j'avais dû crier car il me regardait bizarrement.
- Ça va ? me dit-il d'un regard profond.
- ... Non !
- J'appelle l'hôpital ! Et ne discute pas c'est pas la peine !
Je mentis car je ne voulais pas retourner là bas.
- Non ce n'est rien, j'ai fait un cauchemar...
- Oui c'est ça et tu ne te foutrais pas un peu de moi par hasard !
- Non je te le promets...
- Si tu mens, gare à toi !
- T'inquiète pas.
- Ben si justement, tu t'es entendue ? Non bien sûr car si tu avais vu ta tête quand je suis arrivé !
Il s'installa sur le bord du lit et recula une de mes mèches rebelles.
- Je crois que je devrais me reposer encore un peu ...
- Ok.
- Heu... tu peux juste m'apporter un verre d'eau, s'il te plait ?
- Oui bien sûr, quoi d'autre madame la comtesse ... dit-il avec son plus beau sourire.

Quand il revint avec le verre, il me dit:
- Je t'ai ramené un peu de compagnie...
A ce moment, Utopie sauta sur le lit qui trembla sous le poids du jeune bouvier. Cela provoqua, tout à coup, une horrible décharge au niveau des côtes. Repliée sur moi-même de douleur, Grégoire courut chercher son GSM.
L'infirmière accourut jusqu'au haras, grimpa à la chambre et m'examina.
- Alors cette fois, jeune fille, c'en est trop ! Si tu ne veux pas aller à l'hôpital, il va falloir que tu respectes tes heures de sommeil mais surtout que tu restes allongée ! Il ne faut tout de même pas t'attacher, non !
Avant de repartir, l'infirmière serra un bandage épais autour de mon thorax, ce qui m'empêcha de bouger d'un centimètre.
Elle discuta également avec Grégoire. Ce dernier rentra et me fit avaler des médicaments et un somnifère.
- Je m'occupe de K-dance, ne t'inquiète plus ... Repose-toi maintenant !


[...]

- Et maintenant, partez en session à la jambe. Oui bien Joyau ! Continue comme ça Eva !
À la fin du cours, Jean, le professeur de dressage vint me voir et me dit:
- Tu es en avance par rapport aux autres, tu apprends tellement vite ! Je pense que les entrainements dans cette école ne te servent plus à grand chose ... En tout cas avec Joyau. Cela risque d'être moins drôle avec ta petite ponette têtue ! fit-il en éclatant de rire.
- Ha vous l'avez enfin remarqué ! K-dance a son petit caractère ...
- Ecoute, je propose que tu passes au niveau supérieur, en quelques sortes tu ne seras plus en première mais en deuxième !
Certes, il va falloir que tu apprennes la théorie de la première et de la deuxième en même temps car tu auras bien deux examens à la fin de cette année. Mais je serai là volontiers pour t'aider au cas où il y aurait un souci.
- Vous croyez vraiment que je suis capable de sauter une année ?
- Parfaitement ! Les bases de dressage, tu les as toutes et celles d'obstacle, elles sont plus qu'acquises ...

Je sortis de la piste, tenant Joyau à la bride et pris en quelques secondes mon téléphone pour appeler Grégoire.
<< Tuuut ... Tuuut ... Tuuut ... Vous êtes bien sur le répo... >>
Du fond de l'écurie, un voix me saisit de peur:
- Pas la peine de m'appeler pour me raconter, j'ai tout entendu !
- Grégoire !!!!!
- Et oui, c'est génial pour toi et Joyau ! Tu vas sauter une année, il ne t'en reste plus que 3 :)
Lançant Joyau au petit trot, je partis à la rencontre de Grégoire. Il me prit dans ses bras pour m'annoncer une autre nouvelle :
- Donne-moi Joyau et rends-toi dans l'écurie 6, box 58 ...
- L'écurie des poulains !! :) K-dance est arrivée ?
- Il est plus que temps que tu commences son débourrage, ton prof de dressage de cette année à dit qu'il t'aiderait volontiers à le faire, non ?
- Non, il l'a pas dit ...
- Et bien maintenant je te le dis ! C'est avec plaisir que nous allons apprendre à cette petite chipie les premières bases ... s'exclama Jean.
- Là je suis impatiente de voir cela, on commence quand ?
- Demain, dit Grégoire, moi je commence avec toi demain ...
- Et moi comme j'ai beaucoup de boulot pour le moment, je reprendrai le travail avec toi d'ici 2 semaines ... répliqua Jean.
- Génial ! Grégoire ... Tu vas faire l'aller et retour pendant 2 semaines ?
- Tu rigoles ou quoi, je ne vais pas me taper Belgique-France tous les jours, non ! J'ai pris un hôtel à 2 pas d'ici, tu pourras venir quand tu veux ... dit-il en souriant.
- Du moment que tu reviens à temps pour tes cours le lendemain matin, ajouta Jean.
- Ce n'est pas interdit, normalement ?
- Si , répliqua Jean, mais ici c'est un peu pour te gratifier de ta volonté de travailler ... C'est un cadeau de l'école.
- Merci !

Je rentrai Joyau pour la déseller, lui fit un bon pansage et vu qu'elle le méritait, je partis la lâcher dans le paddock pour qu'elle se défoule après ses 2 heures de boulot intense.
- Ça te dit un resto ce soir ? proposa Grégoire
- Avec plaisir !
Nous regardions, avec joie, Joyau s'amuser dans le grand paddock. Un claquement de langue et la belle jument se rapprocha de nous au petit trot pour engloutir la délicieuse carotte posée sur la paume de ma main.
- Jean a encore oublié de te préciser une chose ...
- Laquelle ? répondis-je
- La deuxième année, c'est l'année des stages ... Ton père t'a trouvé un stage chez un cavalier de haut niveau, tu y passeras ton année et si tu conviens à ce cavalier, non seulement tu réussiras ton année mais il est possible qu'il te reprenne pour l'année suivante.
- C'est quel cavalier ??
- Surprise !
Grégoire avait un sourire malicieux au bout des lèvres.
- ROoOoOo , allez ! Dis-le moi !
- Tout ce que je peux te dire c'est que tu commences dans 1 mois, tu y travailleras 5 heures par jour. Le temps qu'il te reste, ce sera pour K-dance.
- C'est incroyable ! j'aurai le temps d'apprendre et de monter, c'est génial ! Mais , Joyau .. qu'es-ce que je fais de Joyau ?
- Bien qu'elle n'ait plus grand chose à apprendre, elle te suivra . Elle partira le même jour que toi pour se rendre dans ce haras.

Je prit le licol de Joyau et la ramenai dans son box fraichement paillé. Je n'en revenais toujours pas, que de bonnes nouvelles!
Après m'être ressaisie sous la douche, j'enfilai ma robe de soirée et on grimpa dans la voiture.
Un cavalier professionnel pour continuer à m'apprendre, que rêver de mieux ? Si seulement, je pouvais connaître son nom, j'ai tellement envie de savoir chez qui j'irai ... Histoire de me préparer correctement.
Quel cavalier ça pouvait être ? Un homme ? certainement, si Grégoire a dit que c'était un cavalier.
RoOoOo, je veux savoir. J'arriverai jamais à attendre tout ce temps.
- Tu recevras une lettre de sa part, arrête de te tourmenter , lança Grégoire derrière son volant.






# Posté le samedi 01 novembre 2008 16:23

Modifié le lundi 10 novembre 2008 02:42

Chapiitre 19Un nouveau moniiteurChapiitre 19

Chapiitre 19Un nouveau moniiteurChapiitre 19
C'est dans les bras de Grégoire que je m'endormis paisiblement.
<< Biip biip biip ... biip biip biip ... biip biip biip ... >>
Grégoire éteignit le réveil et me secoua pour que je me lève :
- Je crois que t'es un peu en retard, alors dépèche-toi !
Du fond de ma couette je soupirai:
- Il est quelle heure ? Foutu réveil qui n'a pas sonné !
- Il est 8h20, heureusement que j'ai mis le mien !
- Holalalalala ... Ça veut dire que je dois être dans 15 min aux écuries.
- Oui, je ne sais pas si t'es au courant mais à cette allure là, tu n'y es pas encore.

Ma couette fit un vol plané en l'air et je sautai du lit pour courir à la salle de bain. Grégoire ne cessait pas de décompter les minutes du pas de la porte de la chambre d'hôtel. Le pire, c'est qu'il en rigolait à haute voix !
- Et ! Tu permets je dois encore me maquiller.
- Mais laisse tomber, t'es déjà superbe comme ça.
- Ho non, me fais pas rougir !!!

<< Cliic >>
Les portières de la voiture s'ouvrirent et je m'engouffrai à l'intérieur.
- Démarre, démarre, démarre ! ! !
- A vos ordres ! chef !
On rigolait en ch½ur à l'intérieur de la voiture. J'étais frigorifiée dans mon petit coin:
- Il fait glacial ici, où c'est qu'il est le petit bouton du chauffage?
Grégoire appuya et le chauffage s'enclencha. Avec bonheur, je m'installai plus confortablement dans sa nouvelle 4x4.
- Super confortable cette voiture !
- Au prix où je l'ai payée, il valait mieux, répliqua-t-il.

On arriva devant la barrière de l'école et je partis, courant le plus vite possible en classe.
La galère, 3 heures de théorie rien que pour la matinée !
Au temps de midi, je montai dans ma chambre prendre mes livres et je remarquai une lettre timbrée posée sur mon bureau.
Au moment où j'allais retirer la lettre de son enveloppe, le sonnerie retentit ...
<< Flut! Je la lirai plus tard >> me dis-je.
Je courus à mon premier cours de dressage de la journée, avec mon nouveau prof et mes nouveaux camarades.
Je sortis Joyau de son box et lui fit un rapide pensage plutôt convainquant. Je rentrai en piste et m'avançai vers mon nouveau moniteur...
- Bonjour, je m'appelle Eva Doniers et voici Joyau du Rouet, je ...
- Je m'en fous de ton cheval ! Faudrait peut-être que tu montes dessus, non ! Et je te le dis tout de suite, j'ai jamais apprécié les cavaliers qui sautent une année comme ça ! D'ailleurs tu risques bien de pleurer dans mon cours, mais tu n'auras qu'à le constater par toi-même.
Cette remarque me mit hors de moi, mais de peur de m'attirer des ennuis, je me tus et montai doucement sur Joyau. Je pressai les mollets et la belle jument était maintenant sur la piste.
Un bel étalon noir vint se placer à ma hauteur, sa cavalière était très jolie.
Tout en mettant ses cheveux en arrière et en ajustant ses rênes, elle dit:
- Coucou ! Moi c'est Sarah, ne t'en fais pas, il est toujours grognon comme ça ... D'ailleurs il s'appelle Fred !
- Salut ! Moi c'est Eva ... Tu me rassures un peu là !
Elle fit un bref sourire et continua:
- Dis donc, elle est magnifique ta jument, elle ressemble fortement à ... Allez je l'ai sur le bout de la langue .. à ..
- Baloubet du Rouet ?
- Oui !! Voilà ta jument ressemble beaucoup à cet étalon de haut niveau ... Elle lui ressemble même carrément ! On pourrait croire que c'est sa fille ..
- Elle l'est :) Ma jument s'appelle Joyau du Rouet , c'est la fille de Baloubet :)
- Holla ! t'as une sacré championne sous ta selle alors ! Le mien, c'est le fils de ..
- Bon, Sarah ! t'arrêtes de parler avec cette nouvelle et tu te mets à ta place ! grogna Fred. On va tester notre nouvelle aujourd'hui !
Sa phrase me fit stresser incroyable ! Je paniquais à l'idée qu'il puisse me demander des choses trop difficiles.

Avant la fin du cours, qui s'était super bien passé, Fred m'obligea à passer un oxer.
- La hauteur que tu dois pouvoir passer cette année, c'est 1m40.Tu vas te diriger vers l'oxer et je pourrai voir si t'es vraiment capable de venir dans ce cours. La hauteur n'est que d'1m20, pour le moment !
Je pris le petit galop rassemblé et dirigeai Joyau sur l'oxer, elle s'envola sans aucune force et dépassa la barre encore un fois de quelques centimètre...
- N'importe quoi ! lança-t-il ! Si je monte cet oxer de 5 millimètres tu te casses la tête au sol !
- On a qu'à essayer ! lui répliquais-je, lui lançant un défi.
Fred avait maintenant placé l'oxer à 1m50 de haut.
- Je pensais que la hauteur de cette année était d'1m40 ?!
- Mademoiselle Doniers, la nouvelle, aurait-elle peur ?
C'est remplie de colère que je me dirigeai vers l'oxer. Joyau resta calmement à mes ordres et s'envola de nouveau au dessus de l'obstacle, faisant mine de n'avoir fait aucun effort.
- Repasse-le ! s'écria-t-il
Au moment où Joyau s'apprêtait à sauter l'oxer, Fred lui jeta un violent coup de chambrière sur les fesses. La jument, qui n'avait pas l'habitude des mauvais traitements, refusa l'obstacle et je faillis tomber pour m'écraser au sol, seule de l'autre côté de l'oxer.
Lui jetant un violent regard je m'exclamai :
- Ça ne va pas non !
- Mademoiselle Doniers , mettez pied à terre tout de suite !
Je m'exécutai et il prit contre mon gré la jument par la bride pour lui jeter de violent coup de cravache à l'épaule.
- Arrêtez , arrêtez immédiatement !
De toutes mes forces je m'agrippai aux bras de Fred, tentant de l'empêcher de frapper Joyau. Cette dernière était blanche de sueur et tremblait de peur.
Je croyais que cela allait durer encore des heures. Je voyais la jument se faire frapper et je n'arrivais pas à empêcher Fred, à chaque intervention de ma part, je finissais dans le sable de la piste. Seule avec Fred, je n'avais aucune chance !

Je ne sais comment, quelqu'un agrippa Fred et le jetta violement au sol...
Je récupérai la bride de Joyau pour tenter de la calmer. Lorsque je me retournai enfin, cette personne n'était autre que Grégoire.
- Voilà Joyau , voilà , c'est fini ... Je vous conseille de partir Monsieur et très vite avant que je ne m'énerve.
Avant de se rapprocher de la jument, Grégoire observait le professeur de dressage d'un regard noir.
- Viens on la rentre !

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 10:19

Modifié le samedi 22 novembre 2008 11:16